Combat (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XVI e siècle. Déverbal de combattre. Affrontement entre des individus ou des groupes, impliquant attaque et défense de part et d'autre.
1. Choc partiel entre deux fractions d'armées ennemies. Un d'avant-garde, d'arrière-garde. Un d'artillerie. Un naval. Un aérien. Un de chars. Un à l'arme blanche. Un au corps à corps. Combat rapproché. Combats de rues. La bataille s'engagea après plusieurs jours de s sporadiques. Engager, fuir, refuser, cesser le . Appeler au . Donner le signal du . La reprise des s. Une tenue de . Des gaz de . Des avions de . Un douteux, incertain, acharné, sanglant, meurtrier. Branle-bas de , sur un navire de guerre, ordre de se préparer à la bataille. Postes de . Être hors de . Mettre l'ennemi hors de , le mettre dans l'impossibilité de poursuivre la lutte.
2. Lutte entre deux ou plusieurs adversaires. Un d'homme à homme. Provoquer quelqu'un en singulier, en duel. Un à mains nues, à armes égales. Un équilibré, inégal. Un contre un fauve, une meute de loups. Un de taureaux, de cerfs en rut. Un de coqs. Spécialt. Le de David et de Goliath, de David contre Goliath, par allusion à un épisode biblique, qui voit le triomphe de l'adresse du plus faible sur la force du plus puissant. Combat judiciaire, au Moyen Âge, manière de procéder en justice, qui consistait à faire se battre en duel les deux parties, en posant en principe que le vainqueur avait le droit pour lui. Fig. et litt. Le des éléments. Le du jour et de la nuit. Le de la vérité et de l'erreur.
3. Compétition, jeu public où les athlètes rivalisent de force et d'adresse pour vaincre l'adversaire et gagner un prix, une couronne. Dans l'Antiquité. Combat gymnique. Combat à l'arc. Un de gladiateurs. Auj. Combat de boxe, de catch. Fig. Joute au cours de laquelle chacun s'efforce de briller par ses qualités d'esprit ou de cœur. Combat de galanterie, de générosité.
4. Lutte menée pour le triomphe ou la défense d'une idée, d'une valeur. Le pour la bonne cause, pour la liberté, la justice. Mener, soutenir le bon , par référence à la formule de saint Paul dans la seconde épître à Timothée : « le bon de la foi ». Un homme de . Une littérature de . Le contre l'hérésie. Le contre le mal, contre l'oppression.
5. Effort pour vaincre les obstacles, pour parer aux coups du sort. Le de la dernière chance, qui constitue l'ultime occasion de rétablir une situation compromise. Litt. Le dernier , l'agonie.
6. Lutte intérieure d'un homme partagé entre divers choix. Il n'a pris ce parti qu'après bien des s. Combat spirituel, par lequel l'homme s'efforce de s'élever moralement. Le avec l'Ange, par allusion à la lutte de Jacob contre l'Ange dans la Bible, lutte de l'homme aux prises avec l'Absolu.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Action par laquelle on attaque et l'on se défend. "Combat d'homme à homme. Combat singulier. Appeler quelqu'un au . Combat d'une armée contre une autre armée. Combat à outrance. Combat opiniâtre. Combat sur terre. Combat sur mer. Combat naval. Livrer un ."
"Combat judiciaire," Manière de procéder en justice, qui consistait à soutenir son droit en se battant contre son adversaire.
Il se dit également de l'Action des animaux que l'on fait battre les uns contre les autres. "Combat de coqs."
"Être hors de ," N'être plus en état de tre. On dit de même "Mettre quelqu'un hors de ." L'une et l'autre phrase s'emploient au propre et au figuré.
COMBATS, au pluriel, s'emploie souvent en poésie et dans le style élevé pour désigner la Guerre. "L'art des s. Le dieu des s. Je chante les s. Le destin des s. Au milieu des s. L'honneur vous appelle aux s."
COMBAT se dit aussi de Certains jeux publics des anciens, où l'on disputait de force et d'adresse dans les différents exercices du corps. "Combats gymniques. Combat à la course, à la lutte. Combat du ceste, de l'arc, etc. Les s de gladiateurs offraient un spectacle barbare."
Il se dit figurément de Toute sorte de rivalité, de débat, de lutte. "Combat de civilité, d'esprit, de générosité."
Il se dit encore figurément de la Lutte des sentiments intérieurs, des mouvements opposés que l'âme éprouve. "Il faut soutenir bien des s pour vaincre ses passions. Il ne prit ce parti qu'après bien des s. La vie de l'homme est un perpétuel."
"Soutenir le bon ," Lutter pour une bonne cause.
Par analogie, "Le des éléments."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Action dans laquelle on attaque et l'on se défend.
BOSSUET: « Un ange contre qui il eut un »
MOL.: « Je dois aux yeux d'Alcmène un portrait militaire Du grand qui met nos ennemis à bas »
THÉOPHILE: « Si son esprit est haut, il le veut faire bas ; S'il est propre à l'étude, il parle des s »
MALH.: « Qu'il lui suffise que l'Espagne, Réduite par tant de s à ne l'oser voir en campagne, A mis l'ire et les armes bas »
    Combat naval, sur mer.
    Combat singulier, duel.
    Combat judiciaire, dans le moyen âge, , autorisé par le juge, de deux champions ; le vaincu perdait sa cause.
    Terme de l'ancienne chevalerie. Combat à outrance, celui qui se faisait avec l'épée tranchante, à fer émoulu. Combat à plaisance, tournoi que l'on faisait pour divertir les dames et qui était suivi de danses.
    Être hors de , être par ses blessures hors d'état de tre.
    Mettre hors de , blesser ou désarmer son adversaire, de manière qu'il ne puisse plus tre. Et fig.
SÉV.: « L'affaire du syndic m'avait mise hors de »
SÉV.: « Vous étiez hors de »
    En parlant des animaux. Combat de taureaux, de coqs.

 2   Au pluriel et dans le style soutenu, la guerre.
BOILEAU: « Je chante les s »
RAC.: « Le Dieu que nous servons est le Dieu des s »
BÉRANG.: « Nos défenseurs se pressaient sur vos pas ; Les fleurs pleuvaient, et des vierges pudiques Mêlaient leurs chants à l'hymne des s »

 3   On donne ce nom à certains exercices, à certains jeux dans lesquels deux ou plusieurs champions disputent un prix. Le du ceste. Les s du cirque.
    Fig. Combat littéraire, dispute d'un prix littéraire, ou lutte des écrivains qui se disputent la faveur publique.
BOILEAU: « Dans les s d'esprit fameux maître d'escrime, Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime »

 4   Par extension, lutte de forces contraires, physiques ou morales. Le des éléments.
MALH.: « La fortune en tous lieux à l'homme est dangereuse ; Quelque chemin qu'il tienne, il trouve des s »
VOLT.: « Cette vie est un perpétuel, et la philosophie est le seul emplâtre qu'on puisse mettre sur les blessures qu'on reçoit de tous côtés »
CORN.: « .... Sans rendre , tu veux qu'on te surmonte »
CORN.: « Je n'avais contre Attale aucun à rendre »
CORN.: « Ce coeur si généreux rend si peu de »
BOSSUET: « Les s qu'il a fallu rendre »
RAC.: « Quels assauts, quels s j'ai tantôt soutenus ! »
RAC.: « Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes s »
RAC.: « Où sont-ils ces s que vous avez rendus ? »
MALH.: « Sa douleur a si peu de s [il se livre si facilement à sa douleur] »
CORN.: « Ô rigoureux d'un coeur irrésolu ! »
CORN.: « Mais en ce dur de colère et de flamme Il déchire mon coeur sans partager mon âme »
CORN.: « Votre amour en tous deux fait ce d'esprits »
CORN.: « Que je sens de rudes s »
CORN.: « Je n'ai plus de à faire contre moi »
MOL.: « Ce qu'on ne dit point qu'après de longs s »
MASS.: « La vie chrétienne est toujours une vie de »
BÉRANG.: « Quand le sort à ta mince étoffe Livrerait de nouveaux s »
SÉGUR: « Napoléon ne se décide encore ni à rester ni à partir ; vaincu dans ce d'opiniâtreté, il remet de jour en jour à avouer sa défaite »

 5   Louable émulation. Ce fut entre eux un de générosité.
MOL.: « Qui de civilités avec tous font »

 6   Terme de féodalité. Combat de fief, contestation entre deux seigneurs qui réclamaient la mouvance d'un même fief.

REMARQUE
    L'Académie dit : donner un ; des grammairiens ont condamné cette expression, mais sans fondement.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
MONT.: « Assister au de taureaux »
RAB.: « La douceur d'iceux vents et leur plaisant »
     D. Flores de Grece, f° CL, dans LACURNE: Qu'il ne laisse de venir à ma court, l'asseurant, s'il demande la jouste, qu'elle ne luy sera refusée ; si le , encores moins

ÉTYMOLOGIE
    Voy. COMBATTRE.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Action par laquelle on attaque ou l'on se défend. "Combat d'homme à homme. Combat singulier. Le gage du . Appeler quelqu'un au . Combat d'une armée contre une autre armée. Combat douteux. Combat à outrance. Combat opiniâtre. Combat sanglant. Combat sur terre. Combat sur mer. Combat naval. Rendre, livrer un . Attirer l'ennemi au . Tenter le , la fortune du . Soutenir le . Donner, hasarder un . Présenter, accepter le . Au fort du . Dans la chaleur du . Ils se rendirent sans . Se retirer du . Finir le . Faire cesser le . Rétablir le . Le fut rude. Éviter le ."
"Combat judiciaire," Manière de procéder en justice, qui consistait à soutenir son droit en se battant contre son adversaire.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit également de L'action des animaux qui se battent ou que l'on fait battre les uns contre les autres. "Combat d'animaux. Combat de coqs. Combat de taureaux."
"Être hors de ," N'être plus en état de tre. On dit de même, "Mettre quelqu'un hors de ." L'une et l'autre phrase s'emploient au propre et au figuré.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi de Certains jeux publics des anciens, où l'on disputait de force et d'adresse dans les différents exercices du corps. "Combats gymniques. Combat à la course, à la lutte. Combat du ceste, de l'arc, etc. Les s du cirque. Les s de gladiateurs offraient un spectacle barbare."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit figurément de Toute sorte de contestation, de débat, de lutte. "Combat de civilité, d'esprit, de générosité. Combat littéraire."
Il se dit aussi, tant au sens physique qu'au sens moral, de L'opposition et de la contrariété de certaines choses entre elles. "Le des humeurs dans le corps. Le des éléments. Le des vents. Le des préjugés contre les lumières."
Il se dit encore, figurément, de La lutte des sentiments intérieurs, des mouvements opposés que l'âme éprouve. "Il faut rendre, soutenir bien des s pour vaincre ses passions."
Il se dit également de Certains états d'agitation, de trouble et de souffrance. "La vie de l'homme est un perpétuel."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



L'action par laquelle on attaque, ou l'on se défend. "Combat d'homme à homme. Combat singulier. Combat d'une armée contre une autre armée. Combat douteux. Combat à outrance. Combat opiniâtre. Combat sanglant. Combat sur terre. Combat sur mer. Combat naval. Rendre, livrer , Attirer l'ennemi au . Tenter la fortune du . Soutenir le . Donner, hasarder un . Présenter, accepter le . Au fort du . Dans la chaleur du . Ils se rendirent sans . Tenter le . Finir le . Éviter le . Rétablir le ".
On dit, "Être hors de ," pour dire, N'être plus en état de tre: et il se dit au propre et au figuré.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Combat, est moins que Bataille. "Ce ne fut qu'un , ce ne fut pas une bataille". Quelquefois cependant il se prend pour Bataille. "Le a été rude entre les deux armées".
"Faire un ," ne s'entend que d'Un singulier. "Il s'est fait un en tel lieu".



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Combat, se dit figurément De certains états d'agitation, de trouble et de souffrance. "La vie de l'homme est un perpétuel".



4ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Combat, se dit aussi figurément, Des contrariétés, des oppositions qu'on éprouve. "Il faut rendre bien des s pour vaincre ses passions".



5ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Combat, se dit aussi De toute sorte de contestation et de dispute. "Combat de civilité, d'esprit".
On le dit De l'opposition et de la contrariété de certaines choses entre elles. "Le des humeurs dans le corps. Le des élémens. Le des vents".



6ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Combat, se dit aussi De certains Jeux publics des Anciens, comme les Jeux Olympiques, les Jeux du Cirque, etc.



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



L'action par laquelle on contre quelqu'un. "Combat d'homme à homme. Combat singulier. Combat d'une armée contre une autre armée. Combat douteux. Combat à outrance. Combat opiniâtre. Combat sanglant. Combat sur terre. Combat sur mer. Combat naval. Rendre, livrer . Attirer l'ennemi au . Tenter la fortune du . Soutenir le . Donner, hasarder un . Présenter, accepter le . Au fort du . Dans la chaleur du . Ils se rendirent sans . Tenter le . Finir le . Éviter le . Rétablir le ."
On dit, "Être hors de ," pour dire, N'être plus en état de tre: & il se dit au propre & au figuré.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



est moins que bataille. "Ce ne fut qu'un , ce ne fut pas une bataille." Quelquefois cependant il se prend pour bataille. Le a été rude entre les deux armées.
Faire un ,
ne s'entend que d'un singulier. "Cet homme a fait plusieurs beaux s. Il s'est fait un en tel lieu."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit figurément De certains états d'agitation, de trouble & de souffrance. "La vie de l'homme est un perpétuel."



4ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi figurément Des contrariétés, des oppositions qu'on éprouve. "Il faut rendre bien des s pour vaincre ses passions."



5ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi De toute sorte de contestation & de dispute. "Combat de civilité, d'esprit."
On le dit De l'opposition & de la contrariété de certaines choses entr'elles. "Le des humeurs dans le corps. Le des élémens. Le des vents."



6ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi De certains Jeux publics des Anciens, comme les Jeux Olympiques, les Jeux du Cirque, &c.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

COMBATTANT, ou COMBATANT, s. m. COMBATTRE, ou COMBATRE, v. act. et neut. ["Conba", "batan", "batre": 1re lon.] "Combat", est l'action par laquelle on : "combatant", celui qui , guerrier, qui par sa profession est destiné à re. = "Combatre", ataquer son énemi, ou en soutenir, en repousser l'ataque.
   I. REM. 1°. "Combat" dit moins que "batâille": la "batâille" est une action plus générale, et ordinairement précédée de quelque préparation. Le "combat" est une action particulière, et souvent imprévûe. GIR. "Synon." Cependant il se prend quelquefois pour "batâille:" le "combat" fut rude entre les deux armées.
   2°. On dit, "Livrer un ", et "doner une batâille". Bossuet dit, "doner ", sans article: 'M. Jurieu veut qu'un particulier ait droit de "doner à", etc.
- "Mascaron" a dit, "doner des s": 'Combien "de s" n'a pas à "doner" une jeune persone, qui entre dans le monde?
- L'"Acad." dit, "doner", "hazarder un ", et "livrer", "rendre ". J'ose dire que "livrer un ", "des s", est plus exact et plus régulier.
   3°. On dit également, "gâgner une batâille", remporter la victoire: "Voltaire" dit, dans le même sens, "gâgner un ". 'Le Maréchal de Lorges avoit aussi "gâgné un" grand "combat". On dit, "avoir le dessus dans un ". L'"Acad." dans ses "Sentimens sur le Cid", n'aprouve pas "gagner des s".
- On disait autrefois, "atacher le ": '"le " étoit sur le point de "s'atacher", dit un Auteur déja un peu ancien. On dirait aujourd'hui, "sur le point de comencer".
   4°. "Combat" se dit de certains états de trouble, d'agitation et de soufrance. 'La vie est "un " perpétuel. 'Elle étoit dans de cruels "combats".
- 5°. Éfort contre les tentations: Il faut "rendre de" grands "combats" pour vaincre ses passions.
- 6°. Contention et dispute. "Combat de civilité", "d'"esprit, "d'"érudition.
- 7°. Contrariété de certaines chôses entr'elles. "Le des" humeurs dans le corps; "le des" élémens, "des" vents.
- 8°. "Combattre les s du Seigneur" est une expression singulière, mais consacrée, et tirée de l'Écriture: "Proeliare proelia Domini"; on peut s'en servir dans la Chaire: 'Allons où nous apellent les cris de la Religion: allons "combattre les s du Seigneur": allons soutenir et venger sa gloire par des exemples de foi et de piété, aussi éclatans que les scandales qui ôsent l'outrager. "Neuville".
- 9°. "Etre hors de ", n'être plus en état de re, se dit au propre et au figuré. 'Je n'écoute pas tout ce que ma tendresse voudroit me faire sentir: je "serois" trop souvent "hors de ". Sév. c. à. d. hors de la société, incapable d'être avec le monde. = Quand quelque chôse finit, sans pouvoir aler plus loin, on dit: "Le finit faûte de tans": 'Enfin "le finit faûte de ans"; c. à. d. après que le premier et le second étage de l'antichambre et de la petite chambre, et du cabinet, eurent été absolument consumés. "Sév."
   II. "Combatant", se dit quelquefois des soldats, qui sont prêts à tre, quoiqu'ils ne ent pas encôre. 'Une Armée de vingt mille "combatans".
- On le dit aussi des assaillans et des soutenans dans un Tournoi. 'Quand "les" deux "combatans" furent en présence, etc.
- "Leibnitz" fait ce mot adjectif, et l'emploie au fém. 'Le Dict. de M. "Bayle", où la Raison et la Religion paraissent "combatantes", et où M. "Bayle" veut faire taire la raison, après l'avoir trop fait parler.
   III. "Combatre", s'emploie dans tous les sens de "combat", ou activement, ou neutralement, ou avec régime, ou sans régime. '"Combatre les" énemis, "combatre ses" passions; "sa" colère; ce remède " le" mal avec succès. 'On a re" toute la vie "contre" ses mauvais penchans. 'Allons "combatre": il faut "combatre".
- "Combatre avec" quelqu'un "de" civilité, "d'"honêteté, "de" politesse; disputer à qui sera plus civil, plus honête, plus poli.
   Émules généreux, "combatons d'"industrie,
   "De" zèle pour les Arts, "d' "amour pour la Patrie.
       "Coeuille", la Liberté des mers, "Poème".
"Combattre en soi-même": être extrêmement embarrassé à se déterminer.
- "Combatre contre" la faim, la soif, les vents, ou "combatre les" vents, "la" faim, "la" soif: le 2d est le meilleur et le plus élégant.
   "Rem." Au passif, il régit ordinairement la prép. "par"; 'Je "suis u par" des sentimens tout oposés.
- Les Poètes lui font régir la prép. "de":
   Je sens bien que ce coeur n'en est pas moins coupable,
   Et "de" quelques remords que je "sois u",
   Qu'avec plus d'apareil c'est trahir ma vertu.
       Créb.
  Quand "du" moindre intérêt le coeur "est u",
  La générosité n'est plus une vertu."    Id."
IV. COMBATU, ÛE, adj. et part. 'Opinion "combatûe", sentimens "combatus"; passions "combatûes"; hérésie "combatûe": 'Il se sentoit "combatu" en lui-même. L'emploi de cet adjectif ne s'étend pas hors de ces phrâses.




Emplacement dans le dictionnaire :

colosse
colporter
colporteur
coltineur
colubrin
colza
coma
comandant
comateux

combatif
combattable
combattant
combattivité
combattre
combattu
combe
combien
combien que
combinaison
combiné




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...dans la bastille que tu hantes ! Celui qui dormait s'est éveillé au tocsin des heures beuglantes. Il prendra sans doute son bâton de route dans ses mains aux paumes sanglantes. Il ira, du tournoi au combat, à la défaite réciproque ; qu'il fende heaumes beaux et si clairs, son pennon, qu'il ventèle, est loque ! Le haubert qui lace sa poitrine lasse, si léger ! Il fait qu'il suffoque. Ah, que de tes...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...quand on pense ; que nos coeurs loyaux n'auront point leur récompense. Si j'avais toujours votre front proche, je serais sans peur et sans reproche. Mais loin de vos yeux je m'assimile au fou qui combat contre mille. PÈL. PAS., ÉTREN. DE DOULCE, I Ses yeux parmi ses joues, ses lèvres de couleur, ses yeux sont comme fleur de violette au bouquet joli. Et son sourire et son franc dire enchantent le...


Citation n°3 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...qui les prenait dès le branle-bas. à peine réveillés, on les voyait sauter, courir pour commencer au plus vite le grand lavage. Tout nus, avec un bonnet à pompon, ou bien habillés d'un tricot de combat (qui est une petite pièce tricotée pour le cou, à peu près comme une bavette de nouveau-né), ils se dépêchaient de tout inonder. Des jets de pompe, des seaux d'eau lancés à tour de bras. Ils se...


Citation n°4 de Edmond ROSTAND (Cyrano de Bergerac)

...! ... (le vieux commence à jouer des airs languedociens.) écoutez, les gascons... ce n'est plus, sous ses doigts, le fifre aigu des camps, c'est la flûte des bois ! Ce n'est plus le sifflet du combat, sous ses lèvres, c'est le lent galoubet de nos meneurs de chèvres ! ... écoutez... c'est le val, la lande, la forêt, le petit pâtre brun sous son rouge béret, c'est la verte douceur des soirs sur...


Citation n°5 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)

...faute et au repentir. L'enfant avait fini par ne se considérer lui-même que comme un simple champ-clos, où des démons assurément malins et des anges bons mais un peu simples se livraient sans fin un combat inégal. Devant le pot de confiture vide il murmurait d'un air sombre : -c'est le démon de la gourmandise qui m'a tenté. Rentrant d'une escapade avec des vêtements déchirés et salis, il expliquait,...


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